2016 09 03 -- XL de Gérardmer

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2016 09 03 -- XL de Gérardmer

Message  WiMo le Lun 5 Sep - 11:21

Triathlon XL de Géardmer 3/9/2016

Synthèse :
NAT 1,9 km, australienne à 1,4 km, départ plage – 37’38 (915eme)
T1 : foirage, 6’53
Vélo : 4 :32 (1403eme)
T2 : 6 :39 en mode récup
Transitions : sac et tente pour se changer
CAP : 2 :55 (1363)
Météo clémente.

On arrive la veille avec la petite famille, un peu crevé par les 5h de conduite. Je vais chercher le dossard, un peu stressé par cette nouveauté des sac de transitions (j’aime bien avoir tout mon boxon à côté du vélo, ca pardonne les erreurs). On gagne un joli sweat, que je ne porte pas (je suis devenu superstitieux depuis Vendôme …).
On retrouve les trinos à l’appart pour un rice party :p je mange pas trop (la deuxième tournée de riz met du temps à cuire) avec un smecta en guise de dessert.
Commence la préparation des sacs avec un gamin de 3 ans et demi qui fait la java à 2m, pas besoin de çà, j’espère que je n’oublie rien …
Il fait super chaud dans la chambre, je dors moyennement bien.
Petit dej, j’engloutit mon gateau sport préparé la veille et voit Luc qui prépare le sien au micro onde dans un bol. Ma prépa me paraît nettement plus appétissante.
Départ, avec Damien pour aller déposer mon vélo que je n’ai pas pu déposer la veille. On pose les sacs, on en profite pour regarder FVL se préparer (P5 et lenti à l’arrière …). On sent que c’est rôdé, tout se fait naturellement.
On croise Christophe, pause pipi et là, j’entends un « Papaaaaa » qui m’est familier, Florine et Johan sont déjà là, il y a pas à dire, ça fait du bien cette présence familiale 
Direction le départ, on met les combis, on file les sacs, juste le temps d’aller mettre la combi en place. J’ai les bouchons, je suis dans ma bulle et me fait presque surprendre par le coup de feu de départ.
La NAT :
Petite nouveauté puisque je fais mon premier tri avec lentilles (testé en piscine quand même)
Départ assez rapide, mieux géré que la Ferté il y a 2 semaines. Ca frotte, mais c’est moins « violent », je pose rapidement ma nage. La première bouée est déjà là, j’ai un peu de de mal à relancer, mais au bout d’une centaine de mètre ma nage est posée, et je reprends quelques gars à mesure.
L’australienne, je suis un paquet de gars, petite erreur puisqu’ils font le tour d’un arbre … avant de revenir dans l’eau. Je jette un coup d’œil, il y a pas mal de monde derrière, ça confirme les bonnes sensations.
Dernier 500m, ça frotte toujours, mais j’ai encore du jus dans les bras, je donne tout pour faire une bonne nat.
Je regarde ma montre et là je vois que le chrono est arrêté à 800, probablement par un coup reçu … pas de repère.
En résumé 1900m de frotti frotta, pas bu de grosse tasse, de bonnes sensations, une nat comme je les aime, et les lentilles font que j’ai tiré une belle ligne droite.

AU final, je sors de l’eau en 37’38.

T1 : complètement foirée, je sais pas pourquoi ni comment, je me retrouve avec le scratch de la combi recollé, avec les 2 épaules retirées et je galère pour en venir à bout, le seul point de réconfort c’est que je vois Damien arriver dans la tente pendant que je lutte avec ma camisole.
J’arrive à m’en dépêtrer et je pars sur le vélo, forcement un peu déçu d’avoir gâché une nat correcte.
VELO :
Le gros morceau de la course, que j’appréhende (légitime pour mon niveau et mes kilos inutiles sur le porte bagage).
Le plan :
- Etre régulier, ne pas laisser trop de temps pour finir dans les délais, ni de jus pour pouvoir boucler le semi. Je vise 4 :30 soit environ 1 :30 au tour.
- Le week-end de reco avec Damien m’avait permis de faire le choix niveau matos : cadre route monté en 34/50 et 11-28 à l’arrière, et roues classiques un poil plus légères que mes profilées.

Les trinos sont là pour nous encourager sur la première partie de parcours et la première montée vers Poli (1,5km à 9%). Déjà beaucoup de monde pour encourager les coureurs.
Je reprends Jean-Marc, mais monte à mon rythme (le 22 passe encore sur les passages moins difficiles …). Anthony et Dorian nous encouragent à un moment propice (3/4 haut de la montée, là où on commence à la trouver longue). J’ai le cardio qui s’emballe, je ne force pas trop, la route est encore longue 


On bascule, Longemer, section assez roulante je reprends des gars et filles sur ces parties où je suis plus à mon aise, sans pour autant trop forcer, je bois régulièrement (merci le timer sur le Garmin), la température est juste comme il faut et il y a meme quelques gouttes de pluie.
Arrive le col des Faignes (Environ 5km à 5,5% de moyenne), je monte au train j’oscille entre le 22 et 25 sur les pourcentages les plus raides, un peu de danseuse pour relâcher les tensions, ça ne passe pas trop mal, les jambes répondent bien. Par contre, çà commence à moins me doubler et là je me dis ça y est, je suis déjà vers la fin de classement :/ Thierry me reprend (sans surprise, il a déjà refait sur le vélo son retard).

Je profite de mon poids pour aller vite dans les descentes assez roulantes (pas besoin de pédaler pour reprendre les petits gabarits qui moulinent).
3ème difficulté sur le parcours (col des Grosses Pierres, 3,6km, 4%, mais une partie de plat et une première partie entre 8 et 15%). Les jambes sont encore là et il n’y a que sur la portion à 15% que je mets le 28. Les positions se stabilisent.

Je passe le col, choppe un pain d’épice au passage et zou la descente vers Gérardmer après la petite bosse.
Je boucle le 1er tour en 1 :22 plutôt content, en avance sur mon plan de marche, même si je sais que le 3eme tour ne sera pas bouclé dans ce délai et que ca n’est qu’une faible marge de sécurité.
Le second tour se profile, j’ai encore du jus dans les jambes, je roule dans Gérardmer et me fait reprendre par Boecherer. On a beau savoir que c’est un pro, qu’il est en chrono, Qu’à un moment, il va nous reprendre, se faire doubler par un missile quand on est déjà à plus de 35, ça fait un petit coup au moral.
Poli arrive et le second missile en la personne de FV Lierde (champion à Kona en 2013 venu à Gérardmer pour préparer 2017). Même circonstances atténuantes, mais meme effet quand on entend la lenti et qu’on constate le mec rouler avec une lenti à plus de 20 km/h dans du 8%. Malgré tout la foule qui est là sur cette petite route étroite, ça porte le bonhomme, c’est génial, on oublie qu’on a plus de cannes).
Je continue, besoin de souffler un peu, je mange ma pizza en barre, ca casse bien le goût de la boisson que je bois régulièrement, Luc me passe à ce moment là, je le repasse quelques hectos plus loin il me demande si j’en suis à mon 3 eme tour (euh non, ca voudrait dire que je suis dans le Top 5 …), quelques encouragements au passage.
2ème montée des Faignes, ça passe encore pas trop mal, je commence à reprendre 2/3 gars, les cadors commencent à défiler.
Et là le truc un peu pénible arrive, difficile de prendre de la vitesse vu la densité des coureurs dans la descente (2eme et 3 eme tour en meme temps).
Arrive les pourcentages de Grosses Pierres, ca commence à etre dur avec le 28 et la descente ne me permet pas de reprendre autant de temps que sur le premier tour (trop de monde : 4 dans certains virages …)
Je boucle le second tour en 1 :29, je suis toujours dans le plan, même un peu en avance.
Le troisième tour sera au mental :
Beaucoup moins de monde dans Poli (inconvénient d’être à la fin du classement). Les jambes dures et le 28 est de sortie sur les montées et semble trop juste. Les montées deviennent interminables et heureusement que les paysages sont magnifiques, parceque pour l’odeur de sapin vendue par Lolo, quedalle.
Une petite pause pour besoin naturel, pendant laquelle Luc me double et je le reprends quelques hectos plus loin dans les Faignes (pause étirements, semble t-il).
Les gros pourcentages dans les grosse pierres sont très très très durs (en danseuses à la limite musculairement), mais contrairement à pas mal de gars qui ont mis le clignotant, je ne pose pas pied à terre. Je m’alimente (barre pizza et protéinée, je bois eau/énergie)
Arrive T2, je boucle ce 3 eme tour en 1 :39 et un vélo en 4 :30 ( à la montre), je suis dans le plan. J’ai un peu de marge pour la CAP.
T2, finalement, je prends le temps de me détendre, bien mettre les chaussures, manger encore une barre protéinée pour limiter la casse musculaire.

CAP : ça passe bien au départ, même les petits pontons pour passer au-dessus du public (j’y reviendrai )


Et puis la côte et la ça commence à cramper partout dans les jambes, je ralentis pour pas faire comme à Gravelines. Je marche un peu, je reprends la marche, je profite des ravitos. Je croise Christophe qui est crampé de partout aussi, Olive me double, il subit, bref on est tous à la ramasse. Au second ravito, je me fais asperger à grand coup de jet d’eau et le gars me conseille une pastille de sel, je prends, section un poil plus descendante, je recours, à la limite de la crampe, mais ça passe en trottinant.
Arrive le passage vers le parc à vélo, et les pontons, qui réveillent les crampes à chaque passage, les monte en marchant (en fait j’ai essayé le premier et compris mon erreur).
Je termine la première boucle en 1 :00. Je sais pas où j’en suis des délais, mais je ne pensais pas être aussi lent.
Second tour, les crampes semblent tenir sauf dans la côte, je marche et cours dans les autres sections (à une vitesse parfois même raisonnable d’environ 10km/h). Je croise l’Olive et Christophe qui tapent la discute :p
2 tour bouclé en 57’
3 tour, même stratégie, je croise Jean-Marc qui est hors délai, je commence à m’inquiéter pour mon temps, je ne sais plus la limite, mais un rapide calcul me fait dire que je suis pas loin des 7h de course (oui comme j’ai perdu je sais pas combien de minutes sur le chrono en nat …). De toutes façons, ca ne change rien, je cours dès que possible, mais les crampes reviennent.
Je finis malgré tout en courant, en 8 :19, soit 11’ avant le délai.

Prise de recul :
La nat s’est bien déroulée, gâchée par T1 (le stress du sac je pense).
Le vélo : conforme au plan, de toutes façons pas à mon avantage sur ce terrain. Content ne pas avoir posé pied à terre, avoir géré mon effort, mon alimentation, pas de réelle fringale
La CAP : des crampes inévitables après une telle sollicitation en vélo, mais pas de douleur articulaire, le cardio répondait encore, les sections roulantes passaient au niveau des jambes. Le travail de l’été a payé avec une meilleure résistance à l’effort.
Content de ma course, malgré un chrono abominable. La récup est assez bonne, signe des progrès réalisés, notamment en CAP.

Point à renforcer sur l’hiver, perspective IM roulant 2017 :
- Le poids (sic, encore et encore)
- Résistance et force en côte Vélo/CAP.
- Gestion de l’hydratation.
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