2015 08 - Embrunman 2015- Le Mac

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2015 08 - Embrunman 2015- Le Mac

Message  Le Mac le Mar 1 Sep - 21:03

Pour ce compte rendu je vais emprunter un copyright (sans droit d'auteur), pourquoi ? Parce que j'ai envie et puis voilà ! Bref...oui c’est lui... c'est parti pour mon CR de l'Embrunman 2015.

11 Trinos sont à l'affiche de cette 32ème édition :
Nadia Cédolin
Renald Cédolin
Mohsen Jabri
Gérald Blanco
Samuel Becquet
Christophe Ragot
Laurent Kempa
Alexandre Piat
Simon Leroy
Arnaud Quéméner
Stéphane Macadré

Et des Trinos spectateurs et ‘encourageurs’ (dont la plupart ont fait le CD 2 jours avant) venus également en nombre. Merci pour vos inscriptions (j’ai même vu des Trinos Féroces !!) sur les routes de l'Embrunman.

Avant le jour J des encouragements (texto, phone) venus de partout : maman, papa, frangine, potes du taff, Gorius (absent mais ´au taquet' pour m'encourager)... MERCI !
Bref tout est réuni...sauf peut-être la météo annoncée...pour ce magique Embrunman.

Une brève intro sur la veille de la course : dépose du bike sous la pluie qui annonce...peut être... la météo du lendemain. Un Briefing qui a lieu en même temps que la dépose, Arnaud a suivi un peu et me dit "changement de programme au niveau de Briancon pour le vélo avec un passage dans le centre avec circulation ds les deux sens; Un pont au niveau de St Clément où il faudra descendre du vélo sur 20 mètres car travaux...Bref ça risque d'être le bordel !!

Dringgggg réveil 3h45...ce sera même un peu avant car déjà reveillé ! Pourtant couché à 21h30 j'ai du m'endormir vers 11h pour me réveiller à 1h30 et ensuite s'ensuivent des périodes de dodo de 30-40'...Bref cette dernière nuit est toujours compliquée !!

Petit déjeuner classique pour Le Mac, les sacs sont prêts de la veille, je rempli mes boissons et celle que je mettrai dans le ravito vélo de l'Izoard...Stephe se lève pour me faire un bisou d'encouragement et hop je vais au RDV de 4h30 en haut du camping: Le Quém et ses loulous arrivent 5' après... Bref on est dans les cloux pour prendre la direction du Plan d’eau.

Garés, on se dirige avec nos caisses vers le parc à vélo (caisses dans lesquelles il fallait mettre toutes nos petites affaires à installer)...Hello le bike bien dormi sous la bâche et pas trop trempé de la pluie de la soirée ? Ca a l'air d'aller, je l'essuie qd même un peu et installe le matos. Les Trinos arrivent au fur et à mesure : bisous à Renald, Mohsen (et oui il est au départ le pépère !!), Simon, Laurent, Gégé (lui aussi au départ malgré une fin de préparation compliquée !), Samuel, Christophe, Alex qui arrive et chacun prend ses marques dans cette allée 29 en bout de piste du parc. Notre championne Nadia (on rappelle sa victoire ici en 1986) n'est pas avec nous car les féminines sont placées ensemble dans les premières allées du parc, d'ailleurs sûrement pas très loin de sa fille Alizée qui vient ici participer pour la première fois à cette distance XXL et s'attaquer directement à ce mythique Embrunman.

Il est déjà 5h30 passé, a 5h40 je souhaite bonne course aux Trinos et me dirige vers la zone de départ (j'ai décidé de ne pas me tremper au préalable moi qui normalement ai besoin de m'échauffer avant), de nombreux triathletes sont déjà positionnés et je profite du passage des filles qui partent 10' avant pour me faufiler au plus près de la première ligne essentiellement remplie d'élites (monsieur Zamora n'est pas loin du tout...).

5h50 les filles ouvrent le bal (environ 100 filles au départ sur les 1300 inscrits) dans cette fin de nuit.
Les officiels libèrent ensuite les 1200 furieux jusqu'à la ligne de départ, chacun essaie de prendre une bonne place avant de s'élancer, oupss...attention de ne pas marcher dans un petit vomi de triathlètes stressés... Il ne reste que quelques petites minutes d'attente...
6h pile !!!! Je suis en deuxième ligne et court taquet (un peu moins que les tous premiers) pour éviter la masse ! Les premiers 100m se font à fond et sans échauffement c'est dur mais faut tenir, pas trop embêté du coup mais je vais mettre bien 500m ensuite pour revenir sur ma nage et mon rythme. Pour la visibilité ca va a peu près avec une lumière rouge à suivre que l'on distingue pas trop mal (c'est mieux qu'en 2006, année de mon 1er Embrunman avec Gilou, Patrick, Benoit).
Première boucle terminée, je pars sur la deuxième, j'ai l'impression de m'endormir un peu mais je suis bien...je reviens sur pas mal de féminines dont Alizée que je reconnais (je lui fais un coucou ?...non finalement je la laisse tranquille) et je garde mon rythme jusqu'au bout. Avant de sortir de l'eau je laisse aller une petite envie qui me taquinait depuis un certain temps et hop je sors du bain.
Natation c'est fait...je ne sais pas en combien de temps, pas de montre.


C'est la longue transition vers l'allée 29 en enlevant le haut de la combi, déjà de nombreux encouragements en arrivant jusqu'à ma chaise. Je prends mon temps pour m'habiller et prendre tout ce qu'il faut avant d'engager la cyclo de 188 kms, les manchettes, le haut de vélo aux couleurs des Trinos, les chaussettes...Bref faut y aller maintenant Steph !
Je ne reverrai ce tapis bleu de départ/arrivée que dans plusieurs heures.

Tout premier virage pour amorcer la côte du Plan d’eau et ça crie de partout chez les Trinos pour m'encourager : ils sont bien là !
Je grimpe les premiers virages assis et déjà petit derrière (34/21), j'amorce donc la montée vers Les Méans, je regarde l'heure à mon compteur il est 7h06 et je me dis qu'avec la transition et le premier kilo effectué j'ai dû faire une nata plutôt normale (alentours des 57-57'30). Maintenant c’est le vélo et déjà les premiers bons pourcentages; Je suis assez tranquille et ne force pas, déjà des gars me passent avec une allure plus imposante... La dans ma tête je suis clair : ce n'est pas là que je vais commencer à tirer et à forcer ! Je bascule en haut des Méans et petite descente pour passer le grand plateau et me mettre en position sur le chrono puis ca remonte donc de nouveau on fait tourner les jambes toujours le plus souvent sur le 34-21 puis 24 qd ca grimpe un peu plus; Je passe mon dernier rapport (28) sur la petite côte à 20% qui se fait malgré tout en force et en danseuse pour ne pas laisser trop de traces puis c'est une descente et remontée jusque St Apollinaire avant d'entamer la vraie descente qui se fait en deux parties vers Savines Le Lac. A ce moment un gars en chrono me dit que je suis suivi : effectivement une féminine s'est accrochée à mon Slice, mais lâchera dans la descente.... Pas trop mauvais descendeur, je ne me lâche pas complètement alors que d'autres se prennent pour Sagan pourtant en prenant des virages comme des cons : d'ailleurs un me frôle et je lui gueule dessus pour qu'il arrête ses conneries...Bref y a toujours une minorité de Kéké !!

Je rejoins la départementale en vue du pont de Savines, position chrono, et...le dos couine déjà un peu mais rien d'alarmant. Passage au rond-point du lac d'embrun où the Trino-family s'est déportée pour écraser tous les autres encouragements et ne raisonner qu'à l'unisson pour nous et moi en l'occurrence à cet instant, yes ça donne des tri-frissons et la haie d'honneur des spectateurs sur cette montée donne encore plus d'impact ! En plus j'attends de voir ‘mes miens’ à qui j'ai donné RDV vers 8h30 juste au carrefour de Baratier...petit coup d'œil à la montre-compteur 8h29...j'espère qu'ils sont la...OUI ils sont bien là tous les 4 avec les 2 ours : je prends leurs encouragements et j'envoie des bisous.
Direction St André d'Embrun, se succèdent des vraies petites grimpettes et ...Xavier qui me fait un petit coucou...puis direction St Clément en alternant position chrono et position sur le cintre en danseuse pour soulager le dos et changer de position.
Pour le moment la météo est grise mais pas de pluie ni de vent d'ailleurs et vêtu de mon maillot de vélo en plus des manchettes je suis bien.

Avant de rallier de nouveau la départementale et prendre la direction de Guillestre je passe une certaine Linda Guinoiseau que je ne reverrai plus....que je croyais....car son top3 chez les filles et sa 46e place au scratch montrent qu'elle m'a bien repassée à un moment donné mais pas vue !
C'est donc la ligne droite vers Guillestre en position chrono à 33 km/h, un coup d'œil derrière pour voir que 2-3 ne sont pas loin de ma roue (? mr Gendron.... Ah non c'était en 2006 !! :-) ) donc je coupe un peu et laisse les gars passer et prendre un peu de large....Bref je ne veux pas travailler pour eux !
D'ailleurs un petit gars ne faisant pas partie de la course s'est immiscé entre les triathletes et clairement ne se gêne pas pour prendre la roue ! Commence à gonfler celui-là !!
Rond-point de Guillestre c'est à droite et ça commence a grimper doucement, je suis sur la plaque et assez léger en danseuse ça me relâche le dos et je ne force pas beaucoup. Le branleur de ´cyclo' est toujours là devant derrière.... Bref me casse les couilles : je lui dis mais il n'est pas frenchy, je lui envoie un « move away », je pense qu'il a compris !
Et qui est là à ce rond-point familier (cf 2013) des Trinos : les tis hommes/femmes verts qui me font une brombka d'applaudissements et de hurlements : pétard que ça fait du bien !! et le Padawan de me demander si ça va : oui ça va je lui réponds.
Arrive ensuite le passage le long des gorges, passage assez roulant, puis la route plus difficile le long de la Durance qui annonce doucement les pentes de l'Izoard.
Ca y est on y est la montée du col va débuter. un petit arrêt pipi s'impose et...la pluie s'invite aussi à la pause. La montée se fera donc sous une pluie fine.

C'est parti il est 10h soit 3h de vélo depuis le départ.

Je ne me sens pas trop mal sur les premiers virages mais c'est au niveau de Brunissard (réputé) que je coince un peu...ce passage difficile passé je vais monter en alternant le plus souvent 34-24 et 34-28 et en relançant en danseuse de temps en temps sur le 21; quelques coureurs me passent dans la montée, j'en passe également quelques uns, arrive la case déserte qui permet de relaxer le dos (ça tire mais c'est supportable) et il reste 2 kilos à gravir : à ce moment je me rappelle de l'édition de 2006 où arrivé ici j'étais Ko et je m'étais allongé 15 bonnes minutes près de Laurent et Jean-Siri qui étaient venus nous encourager.... Là rien à voir et même de bonnes sensations sur cette fin de montée (il est 11h07 et donc 14 bornes en 1h07, pas une énorme montée mais encore une fois sur ce parcours difficile l'Izoard n'est qu'une étape). Le col gravi pas de Trinos ! Sniff on s'habitue !! Sont sûrement en train d'encourager les autres un peu derrière...
Un bénévole me tient mon bike et je peux m'occuper de mon sac de ravitaillement pour transvaser bouteille d'énergie dans mon bidon et tout le solide que j'avais prévu de récupérer, le coupe-vent (assez épais) sur les épaules et....ah si les Trinos arrivent juste au bon moment, cool ! Sale temps pour les supporters et ça caille quand même en haut de ce col !! Julien me dit "t'as le temps sont loin derrière les autres Trinos..." Peu importe je reste dans ma course et je file dans la descente où juste avant les Trinos me disent de faire gaffe avec cette pluie qui tombe...Bref ça risque de glisser !

J'engage et c'est vrai qu'il faisait plus chaud en montant ! Je teste les premiers virages donc j'y vais assez doux et ça a l'air de tenir, donc je m'engage un peu plus et ça va l'allure est assez bonne même avec ce temps ! Je reviens sur deux voitures qui me laissent passer, je vois 2 gars derrière qui m'ont en ligne de mire mais qui ne reviennent pas....Bref ça leur suffit de m'avoir devant pour les aider dans leur trajectoire et ne veulent pas tenter plus !
Peu importe je fais ma descente et sur la deuxième partie la chaussée est d'ailleurs bizarrement plus sèche, là je reviens sur quelques gars et j'arrive sur Briançon.
Me rappelant plus trop du circuit (version 2006) à ce niveau où était prévu un changement avec passage des véhicules dans les deux sens (cf briefing) bah je ne me rends pas bien compte de ce changement et je continue à suivre le parcours.
Ça remonte un peu et je sens que les jambes sont un peu enquilosées dus à la pluie et au froid de la descente.
J'y vais donc pas trop fort et j'arrive sur les parties du parcours qui me reviennent en mémoire en passant à leur niveau : ah oui je me rappelle ça remonte ici, à oui la ça redescend!....un gars me passe et me demande c'est ou le pont ?...je pense qu'il parlait de Pallon... Lui dis je ne sais pas, je ne sais plus.....Bref c'est quand même mieux de se remémorer le parcours avant l'épreuve mais notre repérage des jours précédents la course n'avait pas été jusque-là. Une deuxième pause pipi s'impose et même s'il pleut, comme ça monte pas mal, j'enlève mon coupe-vent.

Encore quelques belles petites grimpettes, quelques descentes où il ne fait pas chaud du coup avec la pluie qui s'intensifie puis une bonne descente sur le grand plateau et voilà c'est monsieur ou madame Pallon : t'arrives dessus taquet mais t'as plus qu'à repasser sur le petit plateau et gros pignon assez vite pour pouvoir te manger ses 10% sur près de 2 kms !! en 34-28 j'y vais en appuyant sur les pédales (ca me rappelle la montée pavée de Francfort "the Hell ou heartbreaking" un truc comme ça ou faut y aller à fond !!), mon compteur annonce 11km/h, des Trinos spectateurs toujours présents et sous la pluie : ce sont Christine et Luc qui m'encouragent et qui me permettent de dépasser quelques concurrents sur cette montée...que je me rappelais quand même un peu plus courte...ouf ca y est c'est fini.

C'est maintenant la redescente sur l'Aérodrome, faut faire gaffe avec la flotte qui tombe drue dans ces petits virages mais ça passe puis le passage annoncé au briefing à pieds sur 20m où je profite de remettre le coupe-vent pour me protéger comme je peux de ce déluge de flotte !
St Clément arrive, c'est le retour vers Embrun en sens inverse de l'allée, encore quelques montagnes russes à passer et faire attention aux tas de flotte sur l’asphalte. J'en garde toujours un peu au lieu d'appuyer comme un fou sur les pédales sur les portions plus ou moins planes (bah oui pour l'instant le dos ça tient et il faut encore se taper un marathon !). Dernière montée vers le centre-ville d’Embrun, un coucou aux fidèles supporters Trinos, toujours sous la flotte (Marie est là avec la famille Becquet), et la fin du vélo approche ou plutôt la dernière grosse difficulté se rapproche : Chalvet te voilà enfin !

Je commence tout doux, un gars me passe vitesse grand ´V' mais finalement je vais le garder toujours en point de mire, j'appuie donc un peu plus pour en terminer avec ce parcours. Allez encore deux trois virages et c'est la dernière descente qui nous ramène au plan d’eau....on y est, descente très bosselée et donc remplie aussi de flotte faut faire attention et ne pas se griser par cette fin de vélo... mais je m'engage pas mal, je reviens d'ailleurs sur 2-3 gars dont celui qui grimpait bien; On entend le speakeur... La dernière pente toute droite avant de bifurquer sur ce tapis bleu lâché quelques 7h18 auparavant !! Stephe, les loulous sont là pour m’encourager, les Trinos aussi....Bref la partie vélo est terminée.

Je descends du bike, je détends la carcasse et le dos peut enfin se redresser et je cavale jusqu'à mon emplacement : que du Trinos et des "allez Steph" au niveau de ma chaise ! La pluie s'est arrêtée mais cela reste très nuageux, je vais qd même mettre visière et lunettes de soleil pour être dans ma course, la crème solaire par contre...euh non...Les supporters me le confirment aussi -), je prends mes 6 gels, changement de chaussettes, mes running, je mets ma montre... Allez j'ai pris mon temps mais il faut enchaîner, hop c'est parti...non je reviens pour enlever mon maillot de vélo Trino et là c'est vraiment parti sous une hola Trinosaurienne !!!

Premier tour de lac où je croise d'abord les Trinos (sont les mêmes ? Bah oui c'est Julien/Jo &Co...sont partout les hommes et femmes en vert !!) puis ensuite monsieur Zamora qui finit son semi (donc s'il court à 15 environ 1h20 d'écart), à la moitié du tour c'est Pascal de Meudon qui m'encourage et en fin de lac ce sont les encouragements d'Intox (Éric) que j'entends (c'est vrai qu'il devait venir encourager un pote à lui), cool tous ces potes pour aider sur le marathon !
Stephe et les enfants sont revenus là aussi, je vais donc essayer de revenir assez tôt a ce niveau pour récupérer de l'énergie -)
J'entends également le speakeur annoncé l'arrivée d'Arnaud à vélo...on doit avoir une quinzaine de minutes d'écart.


Première grimpette vers le centre d'Embrun, cette partie on l'avait repérée avec Simon et Arnaud lors de notre footing de dimanche dernier donc je ne suis pas surpris de ce fort pourcentage, je le passe plutôt bien en essayant qd même d'économiser la foulée (petits pas), J’arrive dans les rues piétonnes où ça continue de monter mais pente un peu moins raide, acclamations du public et encouragements des 'fumeurs' des troqués alentours...puis c'est la descente où Jean-Marc dégaine son objectif et me demande si ça va : ma réponse à ce moment est positive puisque oui pour le moment ça tient. Arrêt pipi pour me soulager et je continue à la même allure 12-13 depuis le début de  la cap.


Petit aller-retour le long de la Durance et je passe le pont pour remonter vers Baratier, beaucoup de monde sur cette cap avec plein de "allez Le Mac" (il faut dire bien lisible sur ma tri devant et derrière) qui font du bien !! Un petit gars, assez jeune, me passe doucement mais sûrement sans que je puisse suivre, il doit être un petit km/h au-dessus mais c'est trop haut pour moi...remarque vu le gabarit (oui je sais je ne suis pas gros mais je peux vous assurer que celui qui me double il est tout maigre et le vrai gabarit de coureur !-))…Bref il est trop fort et pas la peine de tenter de suivre !
Puis c'est le retour vers le lac par une descente, je repasse le long de la route avant de redescendre à droite juste avant d'entamer le retour sur le lac d'Embrun : les vrombissements Trino retentissent de nouveau, yes yes yes ca encourage pour finir ce premier semi, allez encore 3-4 kilos et ne restera plus qu'un tour...je croise Samuel et Christophe qui partent sur leur première boucle, z'ont l’air bien et juste avant de boucler au niveau du parc je sais que je vais retrouver d'autres encouragements ceux de Julien/Jo &Co et oui c'est le cas ! Par contre pas vu Stephe...m'a loupé (c'est compliqué avec les loulous et les chiens!!) pas grave je les verrai au prochain passage...
Fin du 1er semi c'est le tapis bleu, le speakeur m'annonce en mettant en avant notre club des Trinosaures comme étant historiquement un club très important et le 1er crée en France.
J'attends impatiemment de trouver mon sac de ravito placé moi-même le matin dans lequel j'ai mis une nectarine et des gels pour ce second tour; Pétard je cherche mon sac et je ne trouve pas, je cherche encore...je ne vois toujours pas mon numéro... je commence à m'énerver et je fais appel aux bénévoles...y a quelqu’un ?... Personne...je regarde de nouveau et ne vois que le 1181 mais définitivement pas de 1182 !!! Un autre concurrent se sera sûrement servi et aura replacé mon sac ailleurs....je ne vois pas une autre raison de l'absence de mon sac! ....Bref il faut oublier la nectarine ainsi que les gels (sur lesquels je kiffais moins) et partir sur ce second semi.

Mes supporters derrière la grille toujours présents, de même que les tis hommes verts, ça donne la gouache pour continuer même si je sens que mes jambes ne sont plus aussi bonnes qu'en début de course à pieds. Je croise Steeve des Lions St Marcel qui boucle son 1er tour, il n'est pas très loin derrière moi....Tiens v’la Zamora qui finit son Embrunman (pas trop perdu sur lui sur mon 1er semi c'est bon signe) Je croise de nouveau Pascal, Intox qui me donne du tonus et Stephe avec les chiens, les enfants qui hurlent allez papa ! C'est bon ça et papa va essayer de continuer sur ce tempo même si je sais que ce ne sera pas possible, les jambes devenant bien plus raides et la foulée bien moins aérienne !! ...Bref comme d'habitude sur Ironman c'est le deuxième semi qui va faire le classement final.
Je croise mon topain Arnaud, petite tape, son petit coup d'œil me fait dire qu'il n'a pas l'air top top dans ce retour de 1er semi mais bon chacun dans sa course on en parlera après.

Des moins bonnes cannes c'est normal, mais je m'efforce quand même de monter la partie la plus difficile vers le centre-ville en courant, certes moins vite qu'au premier tour, mais ça passe; Les rues piétonnes du centre toujours avec les mêmes gros encouragements (fumeurs compris -)) et c'est de nouveau la descente....je commence a en avoir ras le bol que ca 'tape ´ dans ces descentes, ça fait mal aux jambes ! On se demande dans ces moments si c'est mieux de monter ou de descendre ?!?
Passage à la pause pipi (même endroit que première boucle) et je continue de descendre...de nouveau le petit aller-retour de 500m le long de la Durance et la ça commence sérieusement à coincer au niveau musculaire, je sens que j'ai ralentis et j'ai vraiment un passage difficile alors qu'il reste 10 kilomètres, j'échange quelques mots avec un gars de nationalité hollandaise je pense qui lui aussi est dans son dernier tour et il me dit et se dit pour s'encourager "10 kilometers one hour", c'est vrai qu'à cette allure et vu le profil restant (montée de Baratier) ça devrait faire ça, soit à mon chrono une fin de marathon autour des 3h40...allez je m'accroche et finalement je laisse un peu le gars derrière, même fatigué je garde une foulée assez propre, dans la montée vers Baratier les mêmes personnes m'encouragent et disent "allez Le Mac c'est bientot fini", il reste encore 7 bornes à ce moment et c'est long quand tu en as plein les guiboles !! Mais ils ont raison il ne reste plus beaucoup et ça tient c'est ce que je me dis; Ras le bol aussi des ravitos à boire coca/eau et à manger orange/citron/banane mais c'est pour l'instant ce qui m'a permis de maintenir un bon tempo.
Allez la redescente de Baratier, ça tape et ça fait de plus en plus mal...au contraire du " c'est bon maintenant ça fait que descendre" venant des encouragements des spectateurs en bord de route ! -) Évidemment je ne leur en veux pas car on pense souvent que c'est plus facile de descendre que de monter mais sur un marathon avec du dénivelé important comme ici, en fin de course, c'est souvent le sentiment inverse.

Reste plus beaucoup lorsque j'arrive au ravito ou se trouve une partie des Trinos dont notre président qui me montre sa montre et me dit " c'est énorme ce que tu fais, tu vas être en moins de 12h" et concentré je me ravitaille encore et effectivement je vois sa montre qui affiche "de mémoire" 11h42... C'est la première fois de la course où je vois mon temps total puisque je n'ai mis la montre que sur la course à pieds et que j'étais rivé sur le chrono marathon! ....bref je continue ma route pour aborder le dernier tour de lac et je reste concentré sur mon allure pour finir correctement.
Coucou Stephe coucou les enfants, allez rendez-vous dans quelques minutes sur la ligne d'arrivée, il ne reste plus rien c'est la fin.... Je croise Laurent avec une petite tape dans la main qui entame son 2ème semi et c'est le dernier passage de feu sous les applauses des Trinos et de Floriane&co (Floriane qui avait fait de superbes panneaux d'encouragements pour Arnaud et moi que je n'ai vu qu'après mon arrivée... trop concentré le garçon !!) avant d'engager les derniers 700m...
L'ultime passage devant Stephe et mes louloux, ça y est on y est vraiment sur ce tapis bleu mais cette fois vers la finish Line, mes enfants chacun à une main mais....la sécurité les bloque pour que je finisse seul (encore des consignes à la con !!... Pour un tri qui se veut ´familial' les restrictions sont finalement les mêmes que sur IM ! Point boff) pas grave je vais quand même la passer cette ligne, en saluant comme il se doit les spectateurs et leurs applaudissements : 12h01'43" c'est mon chrono final.


Désolé président le sub-12 n’y est pas...en même temps 18' pour faire il me semble les 4 dernières bornes (je crois que c'est ça : 3 kilos tour de lac + 'un petit kil' pour rallier l'arrivée) c'est plutôt tendu... Même si je n'ai pourtant pas chômé...avec un dernier ravito d'eau pris à la volée....j'entends les 11h59 il doit me rester encore 700m...Bref je ne suis pas sous les 12h !
Mais franchement peu importe car d'une part je n'ai vraiment jamais regardé mon temps total et puis surtout ce qui m'importe c'est d'avoir fait un bon marathon car 3h37 ici à Embrun c'est vraiment pas mal parce qu'à part le tour du lac (et encore) ça monte ou ça descend tout le temps.
.....Bref je suis ravi et content de ma course.


Bilan comptable
Chrono total : 12h01'43"
Place au général : 80ème / 1071 finishers
Classement général Vétéran : 20ème  / 599
Classement dans ma catégorie (V2) : 5ème / 184

Temps natation : 57'18 (74ème temps / 26ème Vétéran / 9ème V2)
Temps transition 1 : 4'17 (139ème temps)
Temps vélo : 7h18'53" (187ème temps / 78ème Vétéran/ 19ème V2 // Position après vélo : 118)
Temps transition 2 : 4'11 (142ème temps)
Temps course à pieds : 3h37'06" (73ème temps/ 21ème Vétéran/ 6ème V2)

Bilan sensations
Natation : à part un départ un peu difficile car sans échauffement et trop rapide (mais stratégique), je me sens relativement bien, d'ailleurs le chrono montre que je suis dans mes temps (moins de 1'30 au 100m/ pause pipi comprise).

Vélo : même si ce sera toujours sur le marathon et notamment le second semi que se fait et se joue la place sur un Ironman, ici à Embrun c'est quand même le vélo qui fait la particularité de l'épreuve et donc c'est évidemment cette partie que je redoutais surtout vis à vis d'un dos très récalcitrant lors des gros training de préparation ; De façon générale cela s'est plutôt bien passé au niveau du dos (pas eu besoin de m'arrêter comme j'avais dû le faire sur les sorties en montagne) et du coup j'ai toujours été dans un mode un peu de gestion à la fois vis à vis du dos (souvent en changeant ma position car je sais que c'est en restant longtemps sur une position que ça commence à couiner sérieux) mais aussi vis à vis de ce profil et ayant en tête aussi cette phrase souvent entendue des vainqueurs ici à Embrun : "ne pas donner un coup de pédale avant le passage de l'Izoard" ;
Cette phrase est évidemment exagérée mais exprime une vraie stratégie à tenir sur cette épreuve, c'est celle que je pense avoir tenu quoiqu'avec quelques bon tours de pédales sur certaines portions du col !
Sinon les moments où je me suis senti vraiment bien : la fin de descente de l'Izoard et les portions planes qui ont suivi, la montée de Pallon ainsi que sur les lacets de Chalvet.

Càp : un premier semi avec vraiment d'excellentes sensations: ça fait plaisir ! Un second semi évidemment plus mitigé avec 4 kilos plats donc ça va, une montée sur Embrun difficile mais toujours en courant, 2-3 kilos le long de la Durance qui se gèrent dans la tête car musculairement les quadriceps en ont marre, la montée sur Baratier où même si c'est dur je maintiens une petite allure correcte et la fin qui se fait bien puisqu'on est sur le mode " tu vas le faire c'est fini".

...Bref c'est le mode "gestion" qui a été mon fil conducteur jusqu'à la dépose du vélo, après je savais que si je posais le vélo sans avoir trop souffert du dos je pouvais faire un bon marathon (cela avait également été mon état d'esprit en 2013 et 2014 à Francfort, malheureusement la chaleur m'avait empêché de faire cette belle course à pieds); Pas de grosse chaleur à pieds ici, cela m’a permis de claquer un bon temps.


En bref…l’alphabet des anecdotes de course et du séjour autour de l'Embrunman

A comme Applaudissements énormes que j'ai reçus de tout le monde,
B comme Bisous énormes a tous pour vos applaudissements et vos encouragements,
C comme Congratulations à tous les participants Trinos pour avoir été au bout de vous-mêmes,
D comme  Dénivelé qui rythme le vélo mais aussi la course à pieds à Embrun,
E comme Énervé lorsque je n'ai pas pu manger ma nectarine,
F comme Famille qui participe autant que moi à toute la préparation et l'investissement nécessaire pour être au départ,
G comme Gestion de course qu'il faut avoir encore plus ici sur l'EM,
H comme Hélicoptère qui a malheureusement dû intervenir sur une grosse chute à vélo d'un participant,
I comme Iacono monsieur organisateur de l'EM,
J comme "J'irai au bout" la phrase qui tire la plupart des participants vers la finish Line,
K comme KaKa non pas le joueur de foot mais l'envie parfois inévitable à satisfaire,
L comme Le Zamora qui fait 5 et devra revenir une nouvelle fois pour battre les 5 victoires qu’il co-détient avec Ives Cordier,
M comme MaxMac qui a participé pour la 1ère fois au triathlon avenir d'Embrun,
N comme Nuit qui charge encore plus d'émotions le départ de l'EM,
O comme OOOOh que c'est magique d'être sur ce départ,
P comme ma Poupouillette qui, émotion trop importante pour une première, a craqué juste avant de prendre le départ du triathlon avenir,
Q comme Quizz : combien de fois le mot Bref apparait-il dans mon compte-rendu ?,
R comme Reste encore quelques lettres de l'alphabet,
S comme Supporters évidemment qui nous permettent de satisfaire le J,
T comme Trinosaure The Trino-family,
U comme Unique : oui cet Embrunman est à part dans le monde du longue distance,
V comme Vincent Delebarre (un ancien triathlète Pro reconverti depuis 20 ans en ultra-trailer) rencontré en randonnée 2 jours après l'Embrunman : un super moment d'échanges,
W comme Wahou que c'est bon de passer la finish-line,
X comme Xantia la voiture préférée d'Intox présent en supporter,
Y comme "Y a qu'à venir" si tu veux ressentir toutes ces émotions,
Z comme Zalut à toutes et à tous.

Le Mac

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Re: 2015 08 - Embrunman 2015- Le Mac

Message  WiMo le Mar 1 Sep - 22:40

cheers Bravo pour avoir dompté l'Embrunman et merci de partager avec nous cette belle expérience Very Happy
et mention particulière pour l'avoir fait avec le slice Wink
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WiMo

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